Archives de la catégorie ‘LA BAIGNOIRE D’ASKATU(émission sur l’opéra)’

baignoire

 

Acte 1 
Prologue
Un jardin à la cour d’Angleterre en mai. Le guide et le chœur dépeignent l’Angleterre dans un Age de Glace. Le premier ministre laisse entendre que ce serait le bon moment pour le prince de choisir une femme, à cette fin, il présente les deux Carolines et les deux Annes.

Scène 1

Les Carolines et Annes se présentent et chantent leurs buts identiques: devenir  L’épouse du prince.

Scène 2

Le prince est préoccupée par le caractère étrange du printemps,  Le prince décide de prendre le pouvoir, en ordonnant à sa flotte de se tenir loin  de la Manche, pour qu’elle ne  brise pas  la glace, et prévoit de venir  en France, en traversant la mer gelée. Avec lui, il y aura parlement (sous la forme d’un canon géant) et les quatre prétendants. …La suite ???….t’écoute et tu sauras…

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Don Quichotte est un opéra (« comédie héroïque ») en cinq actes , sur un livret en français d’Henry Cain, créé à l’Opéra de Monte-Carlo le 19 février 1910.

La-baignoire(n°6) de Don Quichotte

baignoire

Acte I

Une place publique en face de la demeure de Dulcinée

Un festival est célébré. Quatre prétendants de Dulcinée lui chantent la sérénade dans la rue. Dulcinée apparaît et explique qu’être adorée ne suffit pas (« Quand la femme a vingt ans »). Elle se retire et une foule, en grande partie des mendiants, acclame l’arrivée du chevalier excentrique et son écuyer comique, Don Quichotte monté sur son cheval Rossinante et Sancho Pança sur un âne. Enchanté par leur attention, Don Quichotte dit au réticent Sancho de leur jeter de l’argent. Après avoir dispersé la foule, Don Quichotte chante une sérénade à Dulcinée, (« Quand apparaissent les étoiles »), mais il est arrêté par Juan, un autre prétendant jaloux. Un combat à l’épée s’ensuit, interrompu par Dulcinée elle-même. Elle est séduite par les attentions anciennes de Don Quichotte, et réprimande Juan pour sa jalousie en le renvoyant. Le vieil homme lui offre son dévouement et un château. Elle suggère plutôt qu’il aille récupérer un collier de perles volé par Ténébrun, le chef des bandits. Il s’engage à le faire, et Dulcinée rejoint rapidement ses amis masculins.

Acte II

Dans la campagne

Un matin brumeux, Don Quichotte et Sancho entrent en scène avec Rossinante et l’âne. Don Quichotte est en train de composer un poème d’amour. Sancho prononce une longue tirade à l’encontre de leur expédition, de Dulcinée, et des femmes en général (« Comment peut-on penser du bien de ces coquines »). Les brumes se dispersent, révélant un alignement de moulins à vent, que Don Quichotte prend pour un groupe de géants. A la grande horreur de Sancho, Don Quichotte attaque le premier, est accroché par une des ailes et est soulevé dans les airs.

Acte III

Dans la sierra

Au crépuscule, Don Quichotte pense qu’ils se rapprochent des bandits. Sancho va se coucher tandis que Don Quichotte monte la garde. Les bandits apparaissent soudainement, et après un bref combat, font prisonnier le chevalier, tandis que Sancho parvient à s’échapper. Surpris par le mépris du vieil homme, les bandits lui donnent une raclée, avec l’intention de le tuer, mais la prière de Don Quichotte (« Seigneur, reçois mon âme, elle n’est pas méchante ») inspire la pitié à Ténébrun, le chef des bandits. Don Quichotte explique sa mission (« Je suis le chevalier errant »), et le collier lui est rendu. Les bandits demandent la bénédiction du noble chevalier avant son départ.

Acte IV

Le patio de la demeure de Dulcinée

Une fête se déroule, avec de la musique et de la danse, mais Dulcinée est mélancolique (« Lorsque le temps d’amour a fui »). S’éveillant un peu, elle attrape une guitare et chante (« Ne pensons qu’au plaisir d’aimer »). Alors que tout le monde s’est retiré pour dîner, Don Quichotte et Sancho arrivent. Tandis qu’ils attendent Dulcinée, Sancho demande une récompense à son maître, ce à quoi Don Quichotte répond par de vagues promesses d’une île, d’un château et de nombreuses richesses. Dulcinée et ses invités accueillent le chevalier, et celui-ci lui rend son collier, sous les acclamations de la foule. Mais quand il lui demande de l’épouser, il est accueilli par les rires hystériques de l’assemblée. Prenant pitié, Dulcinée demande à ses convives de partir, s’excuse (« Oui, je souffre votre tristesse, et j’ai vraiment chagrin à vous désemparer »), mais explique que sa destinée et sa façon de vivre sont différentes de celles du chevalier. Elle l’embrasse sur le front et part. Mais la compagnie revient pour se moquer du vieil homme. Sancho leur reproche vigoureusement (« Riez, allez, riez du pauvre idéologue ») et emmène son maître au loin.

Acte V

Un col de montagne dans une forêt ancienne

Par une claire nuit étoilée, Don Quichotte se meurt. Il se souvient avoir promis à Sancho une île en récompense, et lui offre un îlot de rêves, (« Prends cette île »). La mort approchant, Don Quichotte lève les yeux vers une étoile qui brille au-dessus d’eux et entend la voix de Dulcinée l’appelant vers un autre monde. Puis il s’effondre, tandis que Sancho pleure sur son corps.

la baignoire aida 1

POUR LA PREMIERE ON PARLE DE L’OPERA DE VERDI: « AÏDA »

N’HESITEZ PAS A DONNER VOTRE AVIS SUR L’EMISSION

Argument

L’opéra, situé à Memphis et à Thèbes au temps des pharaons, met en scène l’intrigue policière entre une esclaveéthiopienne (Aïda) et un soldat égyptien (Radamès), contrariée par le conflit armé opposant leurs deux peuples.

Hamlet       La baignoire d’Askatu-Hamlet
Opéra en cinq actes d’Ambroise Thomas
Livret de Michel Carré et Jules Barbier

Assurément l’un des plus grands succès de l’opéra français du XIXsiècle, aujourd’hui trop injustement délaissé des grandes scènes internationales. Et pour cause : il y faut des interprètes d’une stature exceptionnelle,
capables d’endosser ces personnages hors du commun créés quelques siècles plus tôt par un Shakespeare au sommet de son art.
Bien sûr, Thomas adapte au goût du public d’un Paris napoléonien les méandres de l’histoire de cet Oreste des temps modernes : venger le roi, son père, assassiné par sa mère et son amant. Être ou ne pas être fidèle à Shakespeare ? Que nous importe aujourd’hui : cet opéra fulgurant transcende son modèle, et impose un monde qui lui est propre, peuplé des démons intérieurs d’un prince trop sensible pour les réalités de sa tâche.

 

LES MISERABLES

Les Misérables est une comédie musicale adaptée du roman éponyme de Victor Hugo par Claude-Michel Schönberg (musique) et Alain Boublil et Jean-Marc Natel (paroles originales en français), et Herbert Kretzmer (paroles en anglais).

Après la réalisation d’un double concept-album en 1980, elle fut créée au Palais des Sports de Paris en septembre 1980, dans une mise en scène de Robert Hossein. Son adaptation anglophone par le producteur Cameron Mackintosh en a fait un succès mondial, lui permettant de détenir, à Londres, le record de durée d’exploitation continue (depuis octobre 1985). Il est souvent fait référence à cette version anglophone sous l’appellation familière Les Miz.

(Argument de la version de 1985 de Cameron Mackintosh)

Prologue[modifier]

Toulon1815 : La scène commence dans le bagne (Le Bagne : Pitié, pitié). Le protagoniste Jean Valjean, No 24601, est finalement libéré après dix-neuf ans de travaux forcés, dont cinq pour avoir volé un pain et quatorze pour avoir tenté de s’échapper. Le policier Javert lui donne un passeport jaune, qu’il faut toujours montrer. Jean Valjean quitte Toulon plein d’espoir d’une nouvelle vie, mais il découvre bien vite que son passé de forçat le fait rejeter partout : s’il trouve du travail, il ne reçoit que la moitié du salaire et aucune auberge ne le reçoit. Seul, l’évêque de Digne lui donne à manger et un lit pour la nuit. Mais Valjean, enhardi par sa longue captivité à Toulon, le repaye en lui volant son argenterie. Capturé, on le ramène à Digne. L’évêque, qui connaît le passé de Valjean, ment pour le sauver et lui donne aussi deux chandeliers en argent. Il lui demande de recommencer une vie honnête avec cet argent. Valjean, stupéfié par la pitié de l’évêque, s’engage à suivre la demande de l’évêque (Pourquoi ai-je permis à cet homme ?).

Acte premier[modifier]

Montreuil1823. Dans une usine, une jeune ouvrière du nom de Fantine reçoit une lettre (Quand un jour est passé). Une autre ouvrière lit la lettre à haute voix et on apprend que Fantine a une fille illégitime. Une bataille éclate parmi les femmes. Le propriétaire de l’usine et maire de la ville, Monsieur Madeleine, surgit. En vérité, il s’agit de Valjean qui a changé d’identité. Il laisse le soin de régler l’affaire à son contremaître qui renvoie Fantine car elle a toujours ignoré ses avances. Une fois seule, elle raconte son histoire, celle de l’homme qu’elle aimait et qui l’abandonna (J’avais rêvé).

Plongée dans la misère et devant toujours plus débourser pour la pension de sa fille, Fantine vend tous ses biens puis ses cheveux et enfin elle-même (Tu viens, chérie). Un de ses clients, qu’elle rejeta, l’accuse de l’avoir agressé. Javert, inspecteur de police à Montreuil, arrête Fantine en ignorant ses prières. Monsieur le maire arrive et prend la défense de Fantine. En découvrant qu’elle est gravement malade, il la fait hospitaliser. Peu après, Valjean sauve un homme en soulevant, seul, une charrette sur lequel elle s’était renversée. Javert se souvient d’un forçat du bagne de Toulon, un dénommé Valjean, le seul homme qu’il pensait capable de soulever un tel poids. Entre temps, on apprend que le forçat Valjean vient d’être arrêté. Le « vrai Valjean », face à un cas de conscience, décide de se livrer pour empêcher qu’un innocent soit condamné à sa place (Comment faire ?). Pour prouver son identité, il montre la flétrissure « 24601 » inscrite sur sa poitrine. Il s’échappe avant qu’on puisse l’arrêter.

Il retourne auprès de Fantine, délirante et pas loin de la mort. Elle lui fait jurer qu’il ira chercher sa fille Cosette (La mort de Fantine). Javert vient arrêter Valjean, qui lui demande trois jours pour aller chercher la petite Cosette. Javert ne croit ni en ces intentions, ni que Valjean pourrait vraiment être devenu un honnête homme (La confrontation). Valjean s’échappe après une courte bataille avec Javert.

À Montfermeil, dans l’auberge des Thénardier. Les Thénardier utilisent Cosette comme servante. La petite rêve d’une meilleure vie (Une poupée dans la vitrine). Mme Thénardier envoie Cosette dans la forêt pour chercher de l’eau, ignorant les pleurs de la petite fille. Le soir, l’auberge est pleine de clients que les Thénardier savent très bien arnaquer (Maître Thénardier). Dans la forêt près de la source, Valjean rencontre Cosette. Il donne 1500 francs au Thénardier pour qu’ils lui laissent emmener Cosette (La Transaction). Cosette et Valjean partent pour Paris.

Paris, 1832. Les pauvres chantent leur misère dans les rues de la ville (Bonjour Paris), parmi eux est le gamin Gavroche. Un groupe d’étudiants, guidé par Enjolras et Marius Pontmercy, prépare la révolution. Thénardier est aussi à Paris. Avec sa femme, sa bande (Brujon, Babet, Claquesous et Montparnasse) et sa fille Éponine, il se prépare à détrousser un bonhomme qui est connu des pauvres pour sa générosité. Éponine parle avec Marius ; il est évident qu’elle est amoureuse de lui. Puis le bonhomme arrive avec une fille de dix-sept ans, ce sont Valjean et Cosette. Marius et Cosette se bousculent et tombent immédiatement amoureux. Parallèlement, le piège de Thénardier se referme sur Valjean. Dans la bataille qui s’ensuit, la chemise de Valjean est déchirée et on découvre sa flétrissure de forçat sur sa poitrine. C’est à ce moment-là que la police fait irruption, plus précisément, Javert arrive. Valjean réussit à s’échapper, et Javert ne comprend qu’après coup qu’était Valjean qui s’est enfui. Il jure qu’il ne faiblirait pas jusqu’à ce qu’il ait arrêté Valjean (Sous les étoiles).

Marius demande Éponine de lui montrer où Cosette vit. Éponine, qui a déjà compris que Marius est amoureux, le lui promet malgré sa jalousie. Au café ABC, les étudiants sont rassemblés pour préparer leur révolution (Rouge et noir). Quand Marius arrive, ses amis se moquent de son amour pour une fille dont il ne connaît même pas le nom. Gavroche vient annoncer la mort du Général Lamarque, le seul qui défendait les intérêts du peuple. Plus rien n’empêchera l’insurrection d’éclater (À la volonté du peuple).

Dans la rue Plumet où habitent Valjean et Cosette, la jeune fille, assise dans son jardin, rêve de Marius. Pour la première fois, elle questionne Valjean sur son passé, mais il ne répond pas (Dans ma vie) et quitte la maison. Marius et Éponine arrivent. Marius et Cosette s’avouent leur amour (Le cœur au bonheur). Thénardier et sa bande viennent dans l’intention de dévaliser la maison (Le casse de la rue Plumet). Thénardier a retrouvé la piste de Valjean et voudrait lui extorquer de l’argent en pratiquant un chantage sur ce qu’il croit connaître du passé de Valjean. Éponine, pour protéger Marius, l’alerte. Thénardier et sa bande s’enfuient suivis par Marius et Éponine. Quand Valjean revient, Cosette lui dit qu’elle croit avoir vu des ombres derrière le mur. Valjean, craignant que Javert ait retrouvé sa trace, décide de partir pour l’Angleterre avec Cosette.

Dans Le grand jour, tous chantent leur espoir dans le jour qui vient : Valjean espère pouvoir enfin vivre en sécurité tandis que Marius et Cosette déplorent leur séparation, qu’Éponine vit son chagrin d’amour et que les étudiants préparent leur révolution. Javert s’immisce parmi les révolutionnaires pour les espionner alors que les Thénardier projettent de détrousser les futurs cadavres. Enfin, Marius décide de rejoindre ses amis insurgés sur les barricades.

Acte deuxième[modifier]

La première barricade est construite. Javert reçoit d’Enjolras l’ordre d’espionner les forces du gouvernement. Éponine va à la rue Plumet pour remettre à Cosette une lettre de Marius, mais Valjean lit la lettre le premier, et il découvre l’amour de Cosette. Éponine, triste, décide de rejoindre les révolutionnaires (Mon histoire).

Sur la barricade, les étudiants se moquent du gouvernement qui leur propose la paix. Javert revient avec de mauvaises nouvelles sur les forces armées et les plans gouvernementaux (Javert sur la barricade/Je sais ce qui se trame), mais il est démasqué par Gavroche qui l’a identifié comme policier (C’est la faute à…). Éponine, en retournant à la barricade, a été atteinte par une balle. Elle meurt dans les bras de Marius (Un peu de sang qui pleure). Valjean arrive à son tour (Valjean sur la barricade). Il reconnaît Javert dans le prisonnier des révolutionnaires. Dans La première attaque, il sauve Enjolras en tuant un tireur qui le visait. Quand Enjolras veut le remercier, Valjean lui demande le droit d’exécuter Javert, puis, lorsqu’il est seul avec le policier, il le libère. Les révolutionnaires s’en vont dormir (Souviens-toi des jours passés). Valjean seul reste réveillé et prie pour Marius (Comme un homme). Le jour suivant, on découvre que les munitions sont presque épuisées. Gavroche sort de la barricade pour récupérer des balles sur les cadavres entre les deux fronts, mais il est touché à mort (La seconde attaque/Mort de Gavroche). Dans La dernière attaque, tous les révolutionnaires sont tués sauf Valjean, qui réussit à s’échapper par les égouts en transportant Marius blessé et inconscient, juste avant l’arrivée de Javert. Il découvre la piste de Valjean en comprenant que seul un homme aussi fort que Valjean put soulever la grille des égouts.

Dans les égouts, on retrouve aussi Thénardier qui détrousse les cadavres (Fureurs cannibales). Thénardier reconnaît Valjean, qui sommeillait avec Marius toujours inconscient à ses côtés. Alors que Thénardier s’apprête à le voler, il se réveille et continue son chemin, mais Thénardier a eu le temps de voler une bague de Marius. Quand Valjean arrive à la Seine, Javert est déjà là. Valjean lui demande une heure pour porter Marius chez un docteur, et, cette fois, Javert acquiesce. Javert ne sait plus que penser. Les actions de Valjean le font douter en tout ce en quoi il avait cru jusque là. Peut un voleur vraiment devenir honnête homme ? Il comprend que sa foi en une loi inébranlable était une erreur. Il se jette, et se noie dans la Seine (Le suicide de Javert).

Les femmes de Paris pleurent leurs morts (Tourne, tourne). Marius est vivant, mais il pleure lui aussi la perte de ses amis (Seul devant ces tables vides). Il guérit grâce aux soins de Cosette en se demandant toujours qui lui sauva la vie. Valjean confesse son passé à Marius. Ne voulant pas déranger le bonheur de Marius et Cosette, il choisit de quitter leur maison.

C’est le mariage de Cosette et Marius (Sonnez, sonnez). Les Thénardier viennent, cette fois, pour extorquer de l’argent à Marius. Thénardier veut lui vendre un secret : ses informations sur Valjean. D’après lui, Valjean n’est pas seulement qu’un voleur et un ex-forçat ; c’est aussi un assassin. Il le rencontra dans les égouts, le matin après la barricade, transportant un mort sur son dos. Pour prouver son histoire, il montre à Marius la bague qu’il vola au « mort » de Valjean. Marius comprend que Jean Valjean lui sauva la vie et, avec Cosette, ils accourent auprès de Valjean tandis que les Thénardier mettent la fête sens dessus-dessous (Mendiants à la fête).

Épilogue[modifier]

Valjean, à présent un vieil homme, écrit sa confession dans la lumière des chandeliers de l’évêque. Pendant sa dernière prière, Marius et Cosette arrivent. Marius le remercie pour lui avoir sauvé la vie tandis que Cosette est bouleversée lorsqu’elle découvre que Valjean est au seuil de la mort. À la fin, tous les fantômes des morts (sauf Javert) apparaissent pour chanter encore une fois À la volonté du peuple.En 1982, Cameron Mackintosh commença à travailler sur une version anglaise avec des paroles de Herbert Kretzmer, et l’œuvre passa de trois à deux actes. Il demanda également à Claude-Michel Schönberg de retravailler la musique, de l’approfondir, avec une plus grande réutilisation des thèmes musicaux en fonction de leurs significations psychologiques et des situations. La première en anglais a lieu le 8 octobre 1985 au Barbican Theatre à Londres et reçut un accueil enthousiaste de la critique et du public.

Comme il est de mise en pareil cas, la pièce traversa l’Atlantique et sa première a lieu à Broadway le 12 mars 1987.

Depuis 2006, elle est, à Londres, la comédie musicale connaissant la plus longue exploitation continue de l’histoire, détrônant Cats qui joua vingt et un ans d’affilée à New York.

Retour en France (1991)[modifier]

Une adaptation en français fut montée par Cameron Mackintosh à Paris au Théâtre Mogador à partir du 12 octobre 1991 durant toute la saison 19911992. Les textes furent une adaptation parAlain Boublil des textes anglais de Kretzmer, s’appuyant à maintes reprises de ses propres textes de 1980.

Fiche technique

  • Mise en scène de John Caird, Trevor Nunn, assistés de Ken Caswell et de Sylvie Pomaret
  • Direction et supervision musicale de David Charles Abell
  • Chef d’orchestre adjoint : Raphael Sanchez
  • Orchestrations de John Cameron2
  • Décors de John Napier
  • Costumes d’Andreane Neofitou
  • Production Cameron Mackintosh, Hachette Première & Cie, UGC3
  • Direction de production : Mark Andrews et Howard Harrison

Distribution

  • Robert Marien : Jean Valjean
  • Patrick Rocca : Javert
  • Louise Pitre : Fantine
  • Laurent Gendron : Thénardier
  • Marie-France Roussel : La Thénardier
  • Stéphanie Martin : Éponine
  • Ludwig Briand, Cyrille Vannier et Alexis Tomassian, en alternance : Gavroche
  • Julien Combey : Enjolras
  • Jérôme Pradon : Marius
  • Marie Zamora : Cosette
  • Renaud Marx : Grantaire
  • Lynda Zaoui, Anne-Laure Grondin et Nora Kati, Aurélie Lebarbé, Marjorie Theillaumas,Karine Debec et Audrey Boitel, en alternance : Cosette et Éponine enfants

Version de 2010[modifier]

En 2009, et dans la perspective du 25e anniversaire de la première anglophone, Cameron Mackintosh initia une nouvelle version, récrite musicalement et nécessitant de moindres moyens scéniques : scène tournante supprimée, utilisation de nouvelles technologies scéniques et projections vidéo. La mise en scène fut confiée à deux vétérans de l’œuvre sur scène : Laurence Connoret James Powell. La critique britannique salua de manière unanime cette nouvelle version, lui reconnaissant une plus grande finesse psychologique et un dépoussiérage de certaines orchestrations.

La tournée démarra au Pays de Galles en décembre 2009, fit une escale au théâtre du Châtelet à Paris du 26 mai au 4 juillet 2010, avant de repartir au Royaume-Uni, où elle doit notamment être montée là où tout commença : le Barbican Theatre de Londres. Ce qui signifie, fait unique, que la capitale britannique accueillera à cette occasion deux mises en scènes majeures de la même œuvre sous les auspices du même producteur.

Depuis mars 2009, « Les Misérables » est devenue la comédie musicale qui a enregistré le plus grand nombre de spectateurs dans le monde (65 millions).

la baignoire de Carmen

L’action se passe à Séville et dans les environs, au début du xixe siècle.

Acte I – La place[modifier]

Le prélude est l’un des plus célèbres de l’histoire de la musique: C’est un Allegro giocoso débordant au rythme joyeux et bondissant correspondant au motif de la corrida, entrecoupé d’abord par un petit thème du quatrième acte (où l’alguazil se fait copieusement huer) puis par le motif de la chanson d’Escamillo. Il est suivi immédiatement par un sombre Andante moderato dont le caractère inquiétant et frissonnant marque le thème du destin funeste, il sera joué aux moments clefs de l’opéra (Carmen jette la fleur à José, Micaëla convainc José de partir…) et résonnera à toute volée à la fin du duo final.

Une place à Séville, entre la caserne des dragons d’Alcala et une manufacture de tabac. Des soldats montent la garde. Leur brigadier, Moralès, voit arriver une jeune fille aux nattes blondes : c’est Micaëla qui cherche son fiancé, le brigadier Don José. Les sollicitations des dragons se faisant trop pressantes elle s’éclipse. On entend les clairons de la garde montante suivie d’un petit groupe de gamins qui jouent aux soldats : « avec la garde montante, nous arrivons, nous voilà… sonne, trompette éclatante, ta ra ta, ta ra ta ta ; nous marchons la tête haute, comme de petits soldats ». Moralès annonce à Don José qu’une « jolie fille est venue le demander », et qu’elle reviendrait…Don José lui repond que c’est surement Micaëla. Le capitaine Zuniga, nouveau dans la province, demande à Don José s’il sait ce qu’est ce bâtiment que l’on voit de l’autre côté de la place. C’est, répond le brigadier une manufacture de tabac, où ne travaillent que des femmes. Sont-elles jolies, demande le capitaine. Don José répond qu’il l’ignore car, navarrais, il estime que « ces Andalouses lui font peur », qu’il « préfère éviter le regard brûlant des Andalouses » et il raconte comment il est devenu soldat.

Manuscript de Bizet – Habanera (L’amour est un oiseau rebelle…)

La cloche sonne. C’est l’heure de la pause pour les cigarières de la manufacture qui font l’éloge de la fumée du tabac : « Dans l’air, nous suivons des yeux la fumée qui vers les cieux monte, monte parfumée […] » Une ouvrière, la plus attendue de toutes ne tarde pas à apparaître, c’est Carmen. Les jeunes gens assemblés demandent à Carmen quand elle les aimera. En guise de réponse Carmen expose sa philosophie de l’amour, quelque peu pessimiste, dans la célébrissime habanera L’amour est un oiseau rebelle, pour laquelle Bizet s’est fortement inspiré de la habanera « El Arreglito » (« Le petit arrangement ») du compositeur basque espagnol Sebastián Iradier  : « L’amour est un oiseau rebelle que nul ne peut apprivoiser et c’est bien en vain qu’on l’appelle s’il lui convient de refuser […] L’amour est enfant de bohème Il n’a jamais jamais connu de loi Si tu ne m’aimes pas je t’aime si je t’aime prends garde à toi. » Alors qu’elle chantait sa chanson, Carmen a repéré Don José, elle l’aborde et engage avec lui une conversation sur un ton un peu moqueur puis arrache de son corsage une fleur qu’elle lance au jeune homme. Cette fleur signifie qu’elle le choisit. « Quelle effronterie », dit le destinataire, qui après quelque hésitation ramasse la fleur qui est tombée à terre, il la respire mais dit : « certainement, s’il y a des sorcières, cette fille-là en est une ».

Arrive Micaëla qui annonce à Don José qu’elle vient de la part de sa mère, elle lui remet une lettre qui conseille au jeune homme d’épouser… la porteuse de la lettre car « il n’y en a pas de plus sage et de plus gentille ». Don José relit la lettre : « il n’y en a pas de plus sage ni de plus gentille ».

Un vif tumulte se produit. On apprend que Carmen « railleuse à son ordinaire » s’est moqué d’une ouvrière, qu’il en est résulté une bagarre et que Carmen a marqué une croix de saint André au couteau sur le visage de son adversaire. Zuniga interroge Carmen, celle-ci pour toute réponse chante « tra la la la la la la la ». Zuniga fait arrêter la bohémienne et lui promet la prison. Ce sera Don José qui sera chargé de l’y conduire. Carmen commence à embobiner son aimable gardien et chante la séguedille : « Près des remparts de Séville chez mon ami Lillas Pastia j’irai danser la séguédille et boire du Manzanilla […] j’emmènerai mon amoureux mon amoureux ? Il est au diable je l’ai mis à la porte hier mon pauvre cœur est très consolable mon cœur est libre comme l’air j’ai des galants à la douzaine (…) qui veut m’aimer, je l’aimerai. » Et elle dit qu’elle pense à « certain officier qui n’est que brigadier ». Il n’en faut pas plus pour que le trop sensible geôlier délie la corde et laisse s’échapper sa prisonnière.

Acte II – La taverne[modifier]

Deux mois plus tard, des officiers se trouvent dans la taverne de Lillas Pastia, repaire notoire de contrebandiers.

Carmen chante la « chanson bohème », accompagnée des deux autres bohémiennes, ses amies Mercedes et Frasquita.

Lillas Pastia déclare que l’heure de la fermeture a sonné, le capitaine Zuniga lui répond qu’il n’est pas dupe de ce qui se passe dans l’établissement après la fermeture.

Zuniga invite les bohémiennes au théâtre,le beau père crie, elles refusent. Il invite Carmen qui refuse également ; il lui demande si c’est parce qu’elle lui en veut de l’avoir envoyé en prison. Mais Carmen feint de ne pas s’en souvenir. Et Zuniga lui annonce que le jeune brigadier chargé de la conduire s’est fait dégrader et emprisonner pour l’avoir laissé échapper. Mais le soldat vient de terminer de purger sa peine.

On entend des exclamations qui viennent de l’extérieur de la taverne :

« Vivat le torero Vivat Escamillo. »

Le chœur loue l’intrépidité d’Escamillo qui s’est couvert de gloire aux dernières courses de Grenade. Moralès l’invite et il entre dans l’auberge.

Sitôt entré, Escamillo s’adresse aux officiers :

« Votre toast, je veux vous le rendre Señors, car avec les soldats oui les toreros peuvent s’entendre, pour plaisirs, ils ont les combats (…) Allons, en garde, allons, ah ! Toréador, en garde ! Toréador ! et songe bien, oui, et songe en combattant qu’un œil noir te regarde et que l’amour t’attend. »

Escamillo aperçoit Carmen et lui fait des avances, qu’elle rejette avec une certaine coquetterie.

Les contrebandiers Le Dancaïre et Le Remendado essayent d’embringuer Carmen et ses deux amies dans une opération de déchargement de marchandise sur la côte. Carmen refuse de les accompagner. La raison ? « Je suis amoureuse ». Le Dancaïre : « Voyons, Carmen sois sérieuse ».

De qui Carmen est-elle amoureuse ? Certainement, dit Frasquita, de ce prisonnier à qui Carmen a fait remettre une lime et une pièce d’or pour qu’il puisse s’échapper, mais il ne s’en est pas servi. Don José tout juste sorti de prison fait son entrée au moment où tous les autres, sauf Carmen, partent. Carmen lui demande pourquoi il ne s’est pas servi de cette lime. Le brigadier répond que son honneur de soldat lui interdit de déserter et proclame son amour à celle qu’il retrouve.

Carmen s’amuse à rendre jaloux son amoureux en disant qu’elle à dansé pour les soldats mais elle le calme en disant qu’elle dansera pour lui seul cette fois, ce qu’elle fait dans une danse très suggestive et ensorcelante mais les choses, si bien commencées se gâtent alors: le clairon sonne et Don José doit rejoindre son unité, ce que n’accepte pas Carmen qui brutalement, le chasse avec mépris :

« Il court, il perd la tête et voilà son amour. » Don José proteste de toute sa force : « la fleur que tu m’avais jetée dans la prison était restée flétrie et sèche cette fleur gardait toujours sa douce odeur. »

Carmen demande à Don José pour lui prouver son amour de le suivre dans la montagne « là-bas si tu m’aimais » avec les contrebandiers. Mais pour Don José, c’est la honte et l’infamie que de déserter. « Non, je ne t’aime plus » lui dit Carmen « Adieu, adieu pour toujours » dit Don José.

Survient le capitaine Zuniga qui entre en faisant sauter la porte et qui prétend user de l’autorité que lui confère son grade pour chasser le brigadier et courtiser Carmen. Don José saute sur son sabre, les contrebandiers désarment le capitaine et le retiennent quelque temps. Zuniga admet son impuissance et tient des propos menaçants à l’égard de Don José.

« Es-tu des nôtres maintenant ? », demande Carmen à Don José, qui piteusement répond : « il le faut bien ». Carmen, les bohémiennes et les contrebandiers promettent à Don José : « pour pays l’univers et pour loi ta volonté ! Et surtout, la chose enivrante : la liberté, la liberté!

Acte III – La montagne[modifier]

Un site pittoresque et sauvage dans la montagne, c’est le repaire des contrebandiers.

Les contrebandiers évoquent la grandeur de leur métier, font une halte et discutent des détails de l’opération. Carmen et Don José se querellent, Carmen dit que son amour n’est plus ce qu’il était, Don José pense à sa vieille mère, Carmen lui conseille d’aller la retrouver, car « décidément, tu n’es pas fait pour vivre avec nous, chiens et loups ne font pas longtemps bon ménage ».

Frasquita et Mercédès tirent les cartes et y lisent un avenir très prometteur, amour, châteaux, bijoux, la bohémienne n’y voit que la mort, toujours la mort, pour elle et pour son amant. Carmen dit qu’elle est sûre d’obtenir la bienveillance d’un douanier, ce qui suscite chez Don José une vive réaction de jalousie. Les trois bohémiennes n’ont pas le moindre doute sur les chances qu’elles ont de faire passer la marchandise : « S’il faut aller jusqu’au sourire que voulez-vous, on sourira, et d’avance, je puis vous le dire, La contrebande passera. »

Accompagnée d’un guide, Micaëla pénètre dans le camp. Elle dit qu’elle n’a pas peur, mais qu’en fait, « j’ai beau faire la vaillante au fond du cœur, je meurs d’effroi. »

Don José qui surveille le camp tire sur un inconnu, le manque, cet inconnu n’est autre qu’Escamillo. Escamillo explique à l’apprenti contrebandier les raisons de sa venue. C’est pour obtenir les faveurs d’une belle bohémienne du nom de Carmen, car, il le suppose, elle n’aime plus le soldat qui avait déserté pour elle. « Les amours de Carmen ne durent pas six mois ». Les deux hommes ne tardent pas à s’affronter, Escamillo, un professionnel est sûr de l’emporter, il l’emporte effectivement mais comme il a pour habitude de tuer les taureaux et pas les hommes, il épargne son rival mais glisse et tombe. Don José veut le frapper, entre Carmen qui l’en empêche. Escamillo invite Carmen aux courses de Séville et quand il est parti, Don José lance à Carmen : « prends garde à toi, Carmen, je suis las de souffrir ». Les contrebandiers découvrent Micaëla qui est venue chercher Don José. Sa mère dit-elle, est au désespoir. Carmen encourage Don José à partir, mais l’idée de laisser la place à un nouvel amant est insupportable à Don José. Micaëla annonce, comme dernière parole : « Ta mère se meurt, et ne voudrait pas mourir sans t’avoir pardonné. » Au moment de partir, Don José s’adresse à Carmen : « sois contente, je pars, mais nous nous reverrons. » On entend au loin Escamillo entonner son chant de combat « toréador en garde ». Il est sûr maintenant de sa victoire amoureuse.

Acte IV – La corrida[modifier]

Une place à Séville, devant les murs et l’entrée des arènes. Les marchands s’affairent et proposent eau, éventails, lorgnettes, oranges, vin, cigarettes, etc. Le capitaine Zuniga s’étonne de ne pas voir la Carmencita. Frasquita lui dit qu’elle ne doit pas être bien loin, car elle n’est jamais bien loin d’Escamillo. Frasquita s’enquiert de Don José, il a été vu dans son village et a disparu. Frasquita dit qu’à la place de Carmen, elle ne serait pas tranquille du tout.

Avant le combat,Carmen dit a Escamillo que si il gagne, elle se livrera a lui.

Entrée de la quadrille des toreros, entrée des chulos et des banderilleros, entrée des picadors, paraît enfin Escamillo accompagné de Carmen, radieuse dans un costume éclatant. Il rentre dans l’arène après avoir chanté avec elle un bref mais magnifique duetto d’amour.

Frasquita et Mercédès enjoignent Carmen de ne pas rester ici. Don José est là. Carmen, leur répond : « Je ne suis pas femme à trembler devant lui ». Toute la foule rentre dans l’amphithéâtre. Carmen reste seule tandis que la foule rentre dans l’arène.

Don José apparaît. Ils vont à l’entrée et il commence à supplier Carmen de commencer une autre vie, proclame son amour. Carmen lui répond : « Je sais bien que tu me tueras, mais que je vive ou que je meure, non, non, non, je ne céderai pas ». « Jamais Carmen ne cédera Libre elle est née, libre elle mourra. »

Retentissent les cris de joie qui saluent le triomphe d’Escamillo. Pour mettre fin aux supplications de Don José, Carmen lui jette la bague que celui-ci lui avait donnée. Don José, fou de passion, la frappe à mort. Mais c’est Carmen, elle-même, maîtresse de tout du début jusqu’à la fin, qui en lançant la phrase-sentence : « Non, je ne t’aime plus » a prononcé sa propre condamnation.

la baignoire des contes dHoffman