LA BAIGNOIRE D’ASKATU: LES MISERABLES(émission sur l’opéra)

Publié: 26 octobre 2012 dans LA BAIGNOIRE D'ASKATU(émission sur l'opéra)

LES MISERABLES

Les Misérables est une comédie musicale adaptée du roman éponyme de Victor Hugo par Claude-Michel Schönberg (musique) et Alain Boublil et Jean-Marc Natel (paroles originales en français), et Herbert Kretzmer (paroles en anglais).

Après la réalisation d’un double concept-album en 1980, elle fut créée au Palais des Sports de Paris en septembre 1980, dans une mise en scène de Robert Hossein. Son adaptation anglophone par le producteur Cameron Mackintosh en a fait un succès mondial, lui permettant de détenir, à Londres, le record de durée d’exploitation continue (depuis octobre 1985). Il est souvent fait référence à cette version anglophone sous l’appellation familière Les Miz.

(Argument de la version de 1985 de Cameron Mackintosh)

Prologue[modifier]

Toulon1815 : La scène commence dans le bagne (Le Bagne : Pitié, pitié). Le protagoniste Jean Valjean, No 24601, est finalement libéré après dix-neuf ans de travaux forcés, dont cinq pour avoir volé un pain et quatorze pour avoir tenté de s’échapper. Le policier Javert lui donne un passeport jaune, qu’il faut toujours montrer. Jean Valjean quitte Toulon plein d’espoir d’une nouvelle vie, mais il découvre bien vite que son passé de forçat le fait rejeter partout : s’il trouve du travail, il ne reçoit que la moitié du salaire et aucune auberge ne le reçoit. Seul, l’évêque de Digne lui donne à manger et un lit pour la nuit. Mais Valjean, enhardi par sa longue captivité à Toulon, le repaye en lui volant son argenterie. Capturé, on le ramène à Digne. L’évêque, qui connaît le passé de Valjean, ment pour le sauver et lui donne aussi deux chandeliers en argent. Il lui demande de recommencer une vie honnête avec cet argent. Valjean, stupéfié par la pitié de l’évêque, s’engage à suivre la demande de l’évêque (Pourquoi ai-je permis à cet homme ?).

Acte premier[modifier]

Montreuil1823. Dans une usine, une jeune ouvrière du nom de Fantine reçoit une lettre (Quand un jour est passé). Une autre ouvrière lit la lettre à haute voix et on apprend que Fantine a une fille illégitime. Une bataille éclate parmi les femmes. Le propriétaire de l’usine et maire de la ville, Monsieur Madeleine, surgit. En vérité, il s’agit de Valjean qui a changé d’identité. Il laisse le soin de régler l’affaire à son contremaître qui renvoie Fantine car elle a toujours ignoré ses avances. Une fois seule, elle raconte son histoire, celle de l’homme qu’elle aimait et qui l’abandonna (J’avais rêvé).

Plongée dans la misère et devant toujours plus débourser pour la pension de sa fille, Fantine vend tous ses biens puis ses cheveux et enfin elle-même (Tu viens, chérie). Un de ses clients, qu’elle rejeta, l’accuse de l’avoir agressé. Javert, inspecteur de police à Montreuil, arrête Fantine en ignorant ses prières. Monsieur le maire arrive et prend la défense de Fantine. En découvrant qu’elle est gravement malade, il la fait hospitaliser. Peu après, Valjean sauve un homme en soulevant, seul, une charrette sur lequel elle s’était renversée. Javert se souvient d’un forçat du bagne de Toulon, un dénommé Valjean, le seul homme qu’il pensait capable de soulever un tel poids. Entre temps, on apprend que le forçat Valjean vient d’être arrêté. Le « vrai Valjean », face à un cas de conscience, décide de se livrer pour empêcher qu’un innocent soit condamné à sa place (Comment faire ?). Pour prouver son identité, il montre la flétrissure « 24601 » inscrite sur sa poitrine. Il s’échappe avant qu’on puisse l’arrêter.

Il retourne auprès de Fantine, délirante et pas loin de la mort. Elle lui fait jurer qu’il ira chercher sa fille Cosette (La mort de Fantine). Javert vient arrêter Valjean, qui lui demande trois jours pour aller chercher la petite Cosette. Javert ne croit ni en ces intentions, ni que Valjean pourrait vraiment être devenu un honnête homme (La confrontation). Valjean s’échappe après une courte bataille avec Javert.

À Montfermeil, dans l’auberge des Thénardier. Les Thénardier utilisent Cosette comme servante. La petite rêve d’une meilleure vie (Une poupée dans la vitrine). Mme Thénardier envoie Cosette dans la forêt pour chercher de l’eau, ignorant les pleurs de la petite fille. Le soir, l’auberge est pleine de clients que les Thénardier savent très bien arnaquer (Maître Thénardier). Dans la forêt près de la source, Valjean rencontre Cosette. Il donne 1500 francs au Thénardier pour qu’ils lui laissent emmener Cosette (La Transaction). Cosette et Valjean partent pour Paris.

Paris, 1832. Les pauvres chantent leur misère dans les rues de la ville (Bonjour Paris), parmi eux est le gamin Gavroche. Un groupe d’étudiants, guidé par Enjolras et Marius Pontmercy, prépare la révolution. Thénardier est aussi à Paris. Avec sa femme, sa bande (Brujon, Babet, Claquesous et Montparnasse) et sa fille Éponine, il se prépare à détrousser un bonhomme qui est connu des pauvres pour sa générosité. Éponine parle avec Marius ; il est évident qu’elle est amoureuse de lui. Puis le bonhomme arrive avec une fille de dix-sept ans, ce sont Valjean et Cosette. Marius et Cosette se bousculent et tombent immédiatement amoureux. Parallèlement, le piège de Thénardier se referme sur Valjean. Dans la bataille qui s’ensuit, la chemise de Valjean est déchirée et on découvre sa flétrissure de forçat sur sa poitrine. C’est à ce moment-là que la police fait irruption, plus précisément, Javert arrive. Valjean réussit à s’échapper, et Javert ne comprend qu’après coup qu’était Valjean qui s’est enfui. Il jure qu’il ne faiblirait pas jusqu’à ce qu’il ait arrêté Valjean (Sous les étoiles).

Marius demande Éponine de lui montrer où Cosette vit. Éponine, qui a déjà compris que Marius est amoureux, le lui promet malgré sa jalousie. Au café ABC, les étudiants sont rassemblés pour préparer leur révolution (Rouge et noir). Quand Marius arrive, ses amis se moquent de son amour pour une fille dont il ne connaît même pas le nom. Gavroche vient annoncer la mort du Général Lamarque, le seul qui défendait les intérêts du peuple. Plus rien n’empêchera l’insurrection d’éclater (À la volonté du peuple).

Dans la rue Plumet où habitent Valjean et Cosette, la jeune fille, assise dans son jardin, rêve de Marius. Pour la première fois, elle questionne Valjean sur son passé, mais il ne répond pas (Dans ma vie) et quitte la maison. Marius et Éponine arrivent. Marius et Cosette s’avouent leur amour (Le cœur au bonheur). Thénardier et sa bande viennent dans l’intention de dévaliser la maison (Le casse de la rue Plumet). Thénardier a retrouvé la piste de Valjean et voudrait lui extorquer de l’argent en pratiquant un chantage sur ce qu’il croit connaître du passé de Valjean. Éponine, pour protéger Marius, l’alerte. Thénardier et sa bande s’enfuient suivis par Marius et Éponine. Quand Valjean revient, Cosette lui dit qu’elle croit avoir vu des ombres derrière le mur. Valjean, craignant que Javert ait retrouvé sa trace, décide de partir pour l’Angleterre avec Cosette.

Dans Le grand jour, tous chantent leur espoir dans le jour qui vient : Valjean espère pouvoir enfin vivre en sécurité tandis que Marius et Cosette déplorent leur séparation, qu’Éponine vit son chagrin d’amour et que les étudiants préparent leur révolution. Javert s’immisce parmi les révolutionnaires pour les espionner alors que les Thénardier projettent de détrousser les futurs cadavres. Enfin, Marius décide de rejoindre ses amis insurgés sur les barricades.

Acte deuxième[modifier]

La première barricade est construite. Javert reçoit d’Enjolras l’ordre d’espionner les forces du gouvernement. Éponine va à la rue Plumet pour remettre à Cosette une lettre de Marius, mais Valjean lit la lettre le premier, et il découvre l’amour de Cosette. Éponine, triste, décide de rejoindre les révolutionnaires (Mon histoire).

Sur la barricade, les étudiants se moquent du gouvernement qui leur propose la paix. Javert revient avec de mauvaises nouvelles sur les forces armées et les plans gouvernementaux (Javert sur la barricade/Je sais ce qui se trame), mais il est démasqué par Gavroche qui l’a identifié comme policier (C’est la faute à…). Éponine, en retournant à la barricade, a été atteinte par une balle. Elle meurt dans les bras de Marius (Un peu de sang qui pleure). Valjean arrive à son tour (Valjean sur la barricade). Il reconnaît Javert dans le prisonnier des révolutionnaires. Dans La première attaque, il sauve Enjolras en tuant un tireur qui le visait. Quand Enjolras veut le remercier, Valjean lui demande le droit d’exécuter Javert, puis, lorsqu’il est seul avec le policier, il le libère. Les révolutionnaires s’en vont dormir (Souviens-toi des jours passés). Valjean seul reste réveillé et prie pour Marius (Comme un homme). Le jour suivant, on découvre que les munitions sont presque épuisées. Gavroche sort de la barricade pour récupérer des balles sur les cadavres entre les deux fronts, mais il est touché à mort (La seconde attaque/Mort de Gavroche). Dans La dernière attaque, tous les révolutionnaires sont tués sauf Valjean, qui réussit à s’échapper par les égouts en transportant Marius blessé et inconscient, juste avant l’arrivée de Javert. Il découvre la piste de Valjean en comprenant que seul un homme aussi fort que Valjean put soulever la grille des égouts.

Dans les égouts, on retrouve aussi Thénardier qui détrousse les cadavres (Fureurs cannibales). Thénardier reconnaît Valjean, qui sommeillait avec Marius toujours inconscient à ses côtés. Alors que Thénardier s’apprête à le voler, il se réveille et continue son chemin, mais Thénardier a eu le temps de voler une bague de Marius. Quand Valjean arrive à la Seine, Javert est déjà là. Valjean lui demande une heure pour porter Marius chez un docteur, et, cette fois, Javert acquiesce. Javert ne sait plus que penser. Les actions de Valjean le font douter en tout ce en quoi il avait cru jusque là. Peut un voleur vraiment devenir honnête homme ? Il comprend que sa foi en une loi inébranlable était une erreur. Il se jette, et se noie dans la Seine (Le suicide de Javert).

Les femmes de Paris pleurent leurs morts (Tourne, tourne). Marius est vivant, mais il pleure lui aussi la perte de ses amis (Seul devant ces tables vides). Il guérit grâce aux soins de Cosette en se demandant toujours qui lui sauva la vie. Valjean confesse son passé à Marius. Ne voulant pas déranger le bonheur de Marius et Cosette, il choisit de quitter leur maison.

C’est le mariage de Cosette et Marius (Sonnez, sonnez). Les Thénardier viennent, cette fois, pour extorquer de l’argent à Marius. Thénardier veut lui vendre un secret : ses informations sur Valjean. D’après lui, Valjean n’est pas seulement qu’un voleur et un ex-forçat ; c’est aussi un assassin. Il le rencontra dans les égouts, le matin après la barricade, transportant un mort sur son dos. Pour prouver son histoire, il montre à Marius la bague qu’il vola au « mort » de Valjean. Marius comprend que Jean Valjean lui sauva la vie et, avec Cosette, ils accourent auprès de Valjean tandis que les Thénardier mettent la fête sens dessus-dessous (Mendiants à la fête).

Épilogue[modifier]

Valjean, à présent un vieil homme, écrit sa confession dans la lumière des chandeliers de l’évêque. Pendant sa dernière prière, Marius et Cosette arrivent. Marius le remercie pour lui avoir sauvé la vie tandis que Cosette est bouleversée lorsqu’elle découvre que Valjean est au seuil de la mort. À la fin, tous les fantômes des morts (sauf Javert) apparaissent pour chanter encore une fois À la volonté du peuple.En 1982, Cameron Mackintosh commença à travailler sur une version anglaise avec des paroles de Herbert Kretzmer, et l’œuvre passa de trois à deux actes. Il demanda également à Claude-Michel Schönberg de retravailler la musique, de l’approfondir, avec une plus grande réutilisation des thèmes musicaux en fonction de leurs significations psychologiques et des situations. La première en anglais a lieu le 8 octobre 1985 au Barbican Theatre à Londres et reçut un accueil enthousiaste de la critique et du public.

Comme il est de mise en pareil cas, la pièce traversa l’Atlantique et sa première a lieu à Broadway le 12 mars 1987.

Depuis 2006, elle est, à Londres, la comédie musicale connaissant la plus longue exploitation continue de l’histoire, détrônant Cats qui joua vingt et un ans d’affilée à New York.

Retour en France (1991)[modifier]

Une adaptation en français fut montée par Cameron Mackintosh à Paris au Théâtre Mogador à partir du 12 octobre 1991 durant toute la saison 19911992. Les textes furent une adaptation parAlain Boublil des textes anglais de Kretzmer, s’appuyant à maintes reprises de ses propres textes de 1980.

Fiche technique

  • Mise en scène de John Caird, Trevor Nunn, assistés de Ken Caswell et de Sylvie Pomaret
  • Direction et supervision musicale de David Charles Abell
  • Chef d’orchestre adjoint : Raphael Sanchez
  • Orchestrations de John Cameron2
  • Décors de John Napier
  • Costumes d’Andreane Neofitou
  • Production Cameron Mackintosh, Hachette Première & Cie, UGC3
  • Direction de production : Mark Andrews et Howard Harrison

Distribution

  • Robert Marien : Jean Valjean
  • Patrick Rocca : Javert
  • Louise Pitre : Fantine
  • Laurent Gendron : Thénardier
  • Marie-France Roussel : La Thénardier
  • Stéphanie Martin : Éponine
  • Ludwig Briand, Cyrille Vannier et Alexis Tomassian, en alternance : Gavroche
  • Julien Combey : Enjolras
  • Jérôme Pradon : Marius
  • Marie Zamora : Cosette
  • Renaud Marx : Grantaire
  • Lynda Zaoui, Anne-Laure Grondin et Nora Kati, Aurélie Lebarbé, Marjorie Theillaumas,Karine Debec et Audrey Boitel, en alternance : Cosette et Éponine enfants

Version de 2010[modifier]

En 2009, et dans la perspective du 25e anniversaire de la première anglophone, Cameron Mackintosh initia une nouvelle version, récrite musicalement et nécessitant de moindres moyens scéniques : scène tournante supprimée, utilisation de nouvelles technologies scéniques et projections vidéo. La mise en scène fut confiée à deux vétérans de l’œuvre sur scène : Laurence Connoret James Powell. La critique britannique salua de manière unanime cette nouvelle version, lui reconnaissant une plus grande finesse psychologique et un dépoussiérage de certaines orchestrations.

La tournée démarra au Pays de Galles en décembre 2009, fit une escale au théâtre du Châtelet à Paris du 26 mai au 4 juillet 2010, avant de repartir au Royaume-Uni, où elle doit notamment être montée là où tout commença : le Barbican Theatre de Londres. Ce qui signifie, fait unique, que la capitale britannique accueillera à cette occasion deux mises en scènes majeures de la même œuvre sous les auspices du même producteur.

Depuis mars 2009, « Les Misérables » est devenue la comédie musicale qui a enregistré le plus grand nombre de spectateurs dans le monde (65 millions).

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